Réformes de la LBC en Suisse 2025 : Ce que les entreprises et les conseillers doivent savoir
En 2025, la Suisse durcit son cadre en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et de transparence, ce qui aura un impact non seulement sur les banques, mais aussi sur les avocats, les notaires et les entreprises opérant dans tous les secteurs.
La Suisse apporte des améliorations majeures à son régime de lutte contre le blanchiment d’argent et de transparence des entreprises, et cela est important non seulement pour les banques, mais aussi pour les entreprises et les professionnels dans tous les domaines, y compris les avocats, les notaires et les conseillers.
Au centre de ces changements, deux textes législatifs adoptés par le Parlement suisse le 26 septembre 2025: la loi fédérale sur la transparence des personnes morales et l’identification des bénéficiaires effectifs (LPJ) (également appelée «TLEA» ou «TJPG») et une révision de la loi sur le blanchiment d’argent (LBA). Le Cocq Associates+3LALIVE+3Bär & Karrer+3
Principaux changements en termes clairs
- La plupart des sociétés suisses (par exemple les sociétés, les sociétés à responsabilité limitée, les coopératives) – ainsi que certaines entités étrangères qui ont une succursale suisse ou possèdent des biens immobiliers suisses – doivent identifier leurs «bénéficiaires effectifs» (toute personne physique qui, seule ou avec d’autres, contrôle 25 % ou plus du capital ou des droits de vote, ou contrôle par d’autres moyens). Ils doivent soumettre ces informations à un nouveau registre fédéral. Bär & Karrer+2Lexologie+2
- Obligations étendues aux professionnels du conseil (avocats, notaires, conseillers) , La LBA révisée inclut désormais explicitement le champ d’application des professionnels qui assistent dans certaines opérations à haut risque : par exemple la création, la gestion ou le financement d’entités juridiques non opérationnelles ; l’achat ou la vente d’un bien immobilier; la gestion ou l’administration d’entités juridiques. Ces professionnels devront désormais faire preuve de diligence raisonnable : identifier les clients et les bénéficiaires effectifs, documenter les fins des transactions, tenir des registres et s’affilier à un organisme d’autoréglementation (OAR) reconnu. Bär & Karrer+2Le Cocq Associates+2
- Des règles plus strictes s’appliquent aux personnes morales et une augmentation des sanctions, La nouvelle loi sur la transparence prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 500 000 francs en cas de violation intentionnelle des obligations de notification ou de coopération. LALIVE
Qu’est-ce que cela signifie pour les entreprises en Suisse ?
- Toute entreprise suisse concernée doit revoir sa structure de propriété: identifier les bénéficiaires effectifs, rassembler les données requises (nom, date de naissance, nationalité, adresse, nature et étendue du contrôle) et être prête à les soumettre au registre de transparence. Bär & Karrer+1
- Les entreprises doivent tenir ces données à jour et notifier les changements dans un délai d’un mois après leur découverte. Bär & Karrer
- Pour les avocats, les notaires et les conseillers qui offrent des services de structuration, d’immobilier, d’entreprise ou de fiducie, l’ancienne hypothèse selon laquelle ils opèrent en dehors des obligations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent n’est plus valable : ils doivent élaborer ou améliorer des programmes de lutte contre le blanchiment d’argent, des politiques de diligence raisonnable à l’égard des clients, la tenue de dossiers et l’identification des bénéficiaires effectifs.
- Les entreprises devraient réévaluer leurs relations avec les clients qui ont recours à des entités ou à des trusts suisses, assurer la transparence de la chaîne de propriété et évaluer s’ils entrent dans la catégorie élargie des «conseillers» au sens de la LBA.
- La gouvernance interne, la formation, le suivi et d’éventuelles obligations d’affiliation externe (OAR) deviendront pertinents.
Pourquoi maintenant ?
Ces réformes répondent à la pression internationale. Le Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme mondial de normalisation, a identifié des lacunes dans le cadre suisse de lutte contre le financement du terrorisme et de lutte contre le blanchiment d’argent, notamment en ce qui concerne la transparence de la propriété effective et les facilitateurs (conseillers qui aident à structurer les entités). Moody’s+1 Les réformes permettront à la Suisse de mieux s’aligner sur les normes internationales, de préserver sa réputation de place économique et de place financière et de renforcer la coopération en matière de réglementation. Actualités fédérales suisses
Étapes de préparation
- Effectuez une analyse des écarts : déterminez si votre entité ou les entreprises que vous conseillez sont visées par les nouvelles règles.
- Cartographier et vérifier les données sur les bénéficiaires effectifs; préparer le processus de soumission au registre.
- Pour les conseillers, les cabinets d’avocats et les fournisseurs de services aux entreprises : examiner les procédures d’intégration des clients, de diligence raisonnable et de tenue de dossiers; Assurez-vous d’avoir des procédures de lutte contre le blanchiment d’argent fondées sur les risques.
- Mettre à jour les politiques internes, la formation et la surveillance (gouvernance) pour couvrir les obligations élargies.
- Surveillez les prochaines ordonnances d’exécution du Conseil fédéral (qui préciseront les détails) et notez que l’entrée en vigueur est prévue pour la mi-2026. Bär & Karrer+1
En résumé
La Suisse modifie de manière significative son régime de transparence et de lutte contre le blanchiment d’argent, l’ancien modèle d’obligations limitées pour les professionnels non financiers et les régimes de propriété non publique est remplacé par un registre des bénéficiaires effectifs et une extension des obligations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent aux professions de conseil. C’est vrai pour toutes les entreprises actives en Suisse et pour tous les avocats/notaires/conseillers qui proposent des services de création d’entités ou des services immobiliers. Être proactif dès maintenant facilitera l’adaptation, réduira les risques et maintiendra la confiance dans l’environnement économique suisse.
Pour obtenir des conseils sur la manière de s’aligner sur les exigences de la Suisse en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et de transparence, contactez l’équipe consultative en matière de conformité de SFM.